Qui dans sa vie d'éleveur n'a pas connu le doute, le sentiment de l'usure dans cette passion investissante ?
Car c'est vrai il faut du courage, de la persévérence, de l'abnégation au travers du temps investi, du coût également.
Mais l'éleveur est bien atteint d'un virus sans retour qu'il contracte le jour de son alternative et qui le poursuivra jusqu'à la fin de sa vie.
Comme vous tous j'ai parfois hésité, flanché aussi mais un beau jour de printemps tout a recommençé...
MES OISEAUX
O ! Mes oiseaux, mes soleils, mes amis
De ma vie, je vous ai tout, tout donné
Mon temps, les heures, l'espoir, mes envies
De votre chant, vous m'avez toujours étonné
Une source dans la morosité de la vie
Des couleurs, magie du matin lointain
Une île sauvage, immaculée, idéal transi
Un dieu imaginaire sorti d'un rêve latin
La poésie, la beauté irisée de l'arc en ciel
La pureté glissante d'un doux rêve éveillé
Les lacs, les rivières, les aubes émerveillées
Le paradis n'est pas toujours là-haut dans le ciel
De moi, vous m'avez épuisé, tout repris
Une larme incolore coule dans le soir
Une page est tournée, mort dans la vie
Dans une lourdeur noire de désespoir
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